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PROCEDURES DE REDRESSEMENT
Il ne peut y avoir que deux résultats possibles :
  • Soit le contribuable s’est acquitté régulièrement de toutes les obligations qui lui incombaient ; l’Administration l’informera par un avis d’absence de redressements.
  • Soit il y a eu des manquements à l’application des textes fiscaux, et l’administration lui transmettra une notification de redressements.
LA NOTIFICATION DE REDRESSEMENT
La notification de redressements constitue le document majeur de la procédure. Elle doit donc répondre strictement à un certain nombre de conditions, à défaut de quoi le service encourrait l’inopposabilité de son action :
  • La notification de redressements doit être écrite et comporter le nom et l’adresse exacte du débiteur de l’impôt ou de son représentant légal ;
  • Elle doit être adressée au contribuable par pli postal recommandé ou par remise directe au siège avec accusé de réception ;
  • Elle doit comporter l’indication du service expéditeur, ses adresses géographiques et postales, ses coordonnées téléphoniques et fax ;
  • La notification de redressements doit inviter le contribuable à formuler ses observations dans un délai de 20 jours visé à l’article 396 du Code des Impôts.
L’Administration doit détailler les impôts et taxes faisant l’objet de la notification ainsi que les périodes concernées. De même, elle indique les faits l’ayant conduit à recourir à tel ou tel type de procédure.
 
Le respect de ces règles conditionne la régularité des notifications et en conséquence l’interruption des prescriptions qui y sont attachées.
 
En tout état de cause, la notification de redressements doit indiquer la procédure utilisée, les motivations des redressements et les conséquences financières.
LES PROCEDURES DE REDRESSEMENT
Articles 396 et 397 du Code des Impôts
 
La procédure de redressement à utiliser dépend à la fois de circonstances de fait et des conclusions auxquelles aboutit l’agent vérificateur à l’issue de ses travaux de contrôle. Aussi, tient-elle compte de :
  • La régularité, le caractère probant et la sincérité de la comptabilité ;
  • L’existence de tous les documents comptables prévus par le Code de commerce et le Code des impôts ;
  • La présentation à la demande du vérificateur de la comptabilité et des pièces justificatives.
La procédure de redressement contradictoire
Article 396 du Code des Impôts
 
Elle est la procédure de droit commun. Elle s’applique lorsque la comptabilité est jugée régulière en la forme et propre à justifier les résultats déclarés.
La procédure de l'évaluation d'office
Articles 397 et 483 ter du Code des Impôts
 
La procédure de l’évaluation d’office est une procédure d’exception. En effet, en l’absence de comptabilité ou lorsque la comptabilité n’est pas probante, les vérificateurs sont habilités à faire une évaluation d’office sur la base des pièces comptables et documents externes à l’entreprise.

En cas de contentieux, la charge de la preuve contraire incombe au contribuable.
   
LES MOTIFS DE REDRESSEMENT
Article 485 du Code des Impôts
 
Les redressements doivent être motivés en faits et en droit.
 
Le vérificateur doit clairement indiquer les différents constats effectués, de manière à permettre au contribuable de formuler ses observations. Il doit également faire une description détaillée des éléments objectifs conduisant l’argumentaire du service.
 
La notification doit exposer les références et les contenus des dispositions législatives et réglementaires fondant chaque redressement.
LES CONSEQUENCES FINANCIERES
Article 484 du Code des Impôts
 
L’une des conséquences de la vérification est le rappel des droits. Le redressement permet d’ajouter à ce qui a été déclaré ou de suppléer à ce qui aurait dû être déclaré par le contribuable, de façon que cela se traduise par une majoration immédiate ou différée de sa cotisation d’impôts. 
 
Le redressement est assorti de pénalités.
LES OBSERVATIONS DU CONTRIBUABLE
Article 483 quater du Code des Impôts
 
Comme indiqué dans la notification de droits, le contribuable dispose d’un délai de 20 jours pour faire connaître son acceptation ou formuler ses observations. Le défaut de réaction dans le délai de 20 jours est considéré comme une acceptation et l’administration peut ainsi clore la procédure en lui adressant un avis de redressements. Si plus tard, le contribuable se ravisait et portait l’affaire en contentieux, il a la charge de la preuve contraire.
 
Dans le même délai ou après un report accepté par l’Administration, le refus du contribuable ouvre une étape dont deux solutions sont envisageables :
  • Si les arguments du contribuable sont reconnus fondés, l’Administration Fiscale renoncera en partie ou en totalité aux redressements envisagés ;
  • Dans le cas contraire l’Administration informe le contribuable par une lettre motivée du rejet de ses observations.
L'AVIS DE REDRESSEMENT
Article 485 ter quater du Code des Impôts
 
L’avis de redressements est un acte qui met fin à la procédure de vérification sur place. Il doit, tout comme l’avis de vérification et la notification de redressements, répondre à des conditions de forme et de fond :
  • L’avis de redressements doit être écrit et comporter le nom et l’adresse exacte du contribuable ou de son représentant légal ;
  • Il doit être adressé au contribuable par pli postal recommandé ou par remise directe au siège avec accusé de réception ;
  • Il doit contenir les droits simples et les pénalités, et indiquer au contribuable le lieu de paiement.
LES GRANDS CHANTIERS
 
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