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Cadre de concertation et d'orientation pour le dialogue Etat/secteur privé : les gouvernants et les opérateurs économiques accordent leurs violons

Du 1er au 02 octobre 2021 se tient à Bobo Dioulasso, la quatrième rencontre nationale Etat/secteur privé (RNESP) sous le thème « L’Accord de la Zone de libre-échange continentale Africaine (ZLECAf) : défis et opportunités pour la transformation structurelle de l’économie burkinabè ».

En rappel, le Cadre de concertation et d'orientation pour le dialogue Etat/secteur privé (CODESP), créé en 2018, consacre trois (03) instances que sont les rencontres régionales, les rencontres sectorielles et la rencontre nationale.

La 4ème RNESP fait suite aux rencontres régionales et sectorielles tenues respectivement du 18 au 28 mai 2021 et du 12 au 14 septembre 2021.

La cérémonie d’ouverture intervenue dans la matinée du 1er octobre a été présidée par SEM le Premier Ministre, Christophe Joseph Marie DABIRE. Elle a été ponctuée par deux allocutions introductives et le discours.

La première allocation a été livrée par monsieur Antoine ATTIOU, Gouverneur de la région des Hauts-Bassins . Il s’est rejoui du choix de sa région pour arbiter la rencontre nationale et a salué l’initiative du gouvernement de mettre en place un cadre d’échanges entre l’Etat et les autres acteurs de l’économie nationale.

A sa suite, Monsieur Lassiné DIAWARA, Président de la Délégation consulaire régionale des Hauts-Bassins a indiqué dans son allocution que le secteur privé demeure sous le joug de la double crise sécuritaire et sanitaire malgré les mesures d’accompagnement du Gouvernement et peine toujours à amorcer une réelle reprise. Il relèvera en effet que "Le secteur privé reste particulièrement reconnaissant pour l’opérationnalisation du Fonds de relance économique (FRE) qui a permis à certaines entreprises affectées par la crise liée au COVID-19 de reconstituer leurs capacités opérationnelles et de reprendre leurs activités. Le secteur privé voudrait solliciter, la reconduction et le renforcement de cette mesure afin de permettre au secteur privé burkinabè d’aborder son entrée dans la nouvelle zone de libre-échange continentale africaine de manière plus competitive". Pour terminer son propos, Monsieur DIAWARA a souhaité une forte implication et des engagements du gouvernement et de toutes les parties prenantes pour rehausser le niveau de mise en œuvre des recommandations antérieures, gage d’un dialogue dynamique et attrayant.

L’appel du secteur privé a été entendu par le gouvernement. En effet, dans son discours d’ouverture, SEM le Premier Ministre, Christophe Marie Joseph DABIRE a, d’entrée de jeu, déploré les effets de la crise sanitaire liée à la pandémie du covid-19. Pour lui, cette crise a introduit de nouvelles difficultés relatives à l’approvisionnement en matières premières de certaines entreprises et à l’écoulement de leur production. Les conséquences ont conduit à la contraction de l’offre de certains biens et services de première nécessité avec pour corollaire les pressions inflationnistes observées actuellement sur certains marchés.

Malgré ces difficultés, le Chef du gouvernement s’est voulu rassurant. "Le Gouvernement entend poursuivre ses efforts d’accompagnement et de relance économique. L’objectif est de préserver et d’amplifier les acquis engrangés ensemble, au cours de ces cinq dernières années en termes de croissance économique et de création d’emplois pour les jeunes. Mon gouvernement a pris acte de votre préoccupation relative au lancement d’une nouvelle phase du FRE qui a déjà permis de mobiliser près de cent milliards FCFA pour accompagner la résilience de l’économie nationale" a assuré le Premier Ministre. Il a relevé que "Le Burkina Faso a opté pour un modèle de développement reposant sur la transformation structurelle de l’économie, modèle dans lequel le secteur privé joue un rôle déterminant. C’est pourquoi, le deuxième Plan National de Développement Economique et Social (PNDES II) qui vient d’être adopté, prévoit en son axe 4, de "dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois". Cette orientation stratégique dénote l’ambition du Gouvernement à donner une réponse adaptée aux maux qui freinent l’essor du secteur privé de notre pays".

Après la cérémoine d’ouverture, les participants ont eu droit à une présentation sur l’état de mise en oeuvre des recommandations de la RNESP de 2020 et à des communications sur le thème central et sur les deux sous-thèmes que sont: "Le secteur privé burkinabè dans le contexte du Covi-19: mesures de relance pour profiter des opportunités offertes par la ZLECAf" et "Opportunités de tranformation structurelle offertes par la ZLECAf: le rôle des filières porteuses".

A noter que l’accord de la ZLECAf signé et ratifié par le Burkina Faso en 2019 est entré en vigueur le 1er janvier 2021.

La Direction générale des impôts participe à cette RNESP avec une délégation conduite par monsieur Moumouni LOUGUE, Directeur général des impôts.

SCRP/DGI